Kroazhent
Les musiciens de KroazhentLa biographie du groupe

Des débuts chaotiques

L'histoire de Kroazhent commence en mars 1995 dans un célèbre bar breton de Montparnasse, le Ti jos. Le groupe se compose alors de Frédéric Boussange (bombarde), Jean-Jacques Jaffrédo (bombarde), Daniel Dargère (clarinette), Pascal Lemetayer (cornemuses), Jean-Vincent Carré (guitare acoustique), Jean-François Pasquier (basse), Fabrice Leroy (batterie).

le groupe n'a d'autres ambitions que de se rencontrer régulièrement pour jouer ensemble la musique qu'ils aiment... Les premières répétitions prennent la forme de "boeufs" informels, juste pour le plaisir. La formation est fluctuante, les morceaux aussi.
Mais très vite, un premier concert se profile à l'horizon. Il faut donc "figer" un minimum les morceaux, les arranger pour la scène. En septembre 1995, Pascal quitte le groupe, Jean-Jacques le remplace au biniou, ainsi qu'à la gaïta sur certains morceaux. Les premiers morceaux du répertoire sont mis en place. En février 1996, c'est la première scène, au centre Lamartine de Cachan.
Energique et enthousiaste, ce premier essai remporte un franc succès. Le groupe décide de continuer dans cette voie. Après quelques concerts au printemps 96, Grégoire Raab (flûte) est intégré au groupe, où il apporte ses influences classique et chanson française.

Kroazhent 1, l'apprentissage

Au printemps 96, Fabris décide de partir vivre en Bretagne. Il est aussitôt remplacé par Erik Salaün, batteur et multi-instrumentiste d'origine bretonne. Il conserve l'énergie "rock" initié par Fabrice, mais y intègre une richesse de jeu (toms/cymbales) qui complexifie beaucoup les rythmiques du groupe.

A la rentrée 96, Daniel quitte la formation, trop pris par son autre groupe.
Kroazhent a pris alors dans sa formation instrumentale "définitive", qu'il gardera 10 ans : 2 bombardes, flûte, guitare, basse, batterie. Le répertoire se structure, les concerts se poursuivent régulièrement. La musique jouée alors, énergique et vivante mais pas toujours propre, a été qualifié parfois de "punk acoustique breton".

En 1998, Kroazhent enregistre sa première démo. Là encore, spontanéité et énergie dominent : les 4 titres sont enregistrés en "live" pur, directement en stéréo sans reprise ni remixage. Le CD "Extraits" connaît un bon succès et bénéficiera de plusieurs retirages.

Très vite, le besoin d'une sonorisation "propre" se fait sentir : Frédéric Pierre devient l'ingénieur du son officiel du groupe. Son professionnalisme permet de corriger de nombreux défauts de jeunesse. Fred s'investit beaucoup dans le travail du groupe.
Les arrangements s'affinent, la musique devient plus propre. A la recherche d'une plus grande efficacité scénique, le nombre d'instruments joués diminue : la musique s'épure, sans toutefois perdre l'énergie "rock" qui domine la musique du groupe depuis ses débuts.
Concerts et travail sur les arrangements continuent jusqu'en 1999, où Jean-Vincent monte un groupe parallèle plus acoustique. Projet qu'il finira par préférer à Kroazhent qu'il quitte définitivement durant l'été 2000 après un mémorable Fest-Noz à Lannilis (sans doute le meilleur du groupe dans cette formation), où il avait fait ses premières scènes.

Une transition mouvementée

Kroazhent décide alors d'assumer pleinement son coté rock, et intègre Rurik Sallé, un guitariste électrique plus tourné vers le metal... Mais son jeu ne s'adaptera pas aux rythmes de la musique bretonne, et il quittera le groupe après quelques mois, non sans avoir écumé quelques scènes mémorables...
Il est alors remplacé par Philippe Querrec, guitariste électrique d'origine bretonne qui trouve là un moyen d'approfondir ses racines. Philippe développe un jeu très recherché, aux frontières du jazz, style dans lequel il officiait jusque là. Pour Kroazhent, Philippe se met à la guitare acoustique, et étudie notamment le jeu en accord ouvert.

A l'automne 2000, Kroazhent produit son deuxième disque, "60". Lui aussi est enregistré en condition "live", mais en studio et en multipiste cette fois-ci, ce qui permet d'affiner un peu le mixage.

Pour des raisons personnelles, Philippe quitte le groupe au printemps 2001. Ironie du sort, c'est Stéphane Pointeaux alors guitariste du groupe de Jean-Vincent Carré qui le remplace. Bien que guitariste électrique, le groupe lui demande d'investir fortement la guitare acoustique, pour approfondir le coté "traditionnel" de sa musique.

Quelques mois plus tard, c'est au tour d'Erik de retourner vivre en Bretagne (le plus gros écueil des groupes d'Ile-de-France, à l'origine de la disparition de la plupart des formations...). A la recherche de maturité musicale, Kroazhent décide d'engager Nicolas Debrie, un batteur professionnel formé aux musiques ethniques et au jazz.

Kroazhent 2, la maturité

Avec l'arrivée de Nicolas, les rythmiques du groupe sont complètement retravaillées. Les rythmes binaires du rock laissent la place à un jeu beaucoup plus calé sur les rythmes de base de la danse. La complémentarité avec la basse et la guitare est approfondie. Le résultat est plus simple, certainement moins rock, mais finalement plus clair et beaucoup plus efficace.
Parallèlement, Stéphane introduit de plus en plus la guitare électrique. Son jeu "blues" se marie mieux avec la nouvelle rythmique plus posée, et l'ensemble réussit à conserver une bonne énergie.

En juillet 2002, l'été suivant l'arrivée de Nicolas, Kroazhent se produit au festival "Ynn Chruinaght" de l'Ile de Man, où ses nombreuses prestations permettront de valider les nouveaux arrangements et d'écouler de nombreux disques. "60" commence à s'épuiser, et sa musique ne reflète plus le nouveau travail du groupe. Le besoin d'un nouvel enregistrement se fait sentir.

Dés l'automne, le projet d'album qui couvait depuis longtemps est lancé de manière effective. Le choix est pris de travailler des arrangements différents de ceux développés sur scène. L'enregistrement se fera en studio, instrument par instrument. Choix des morceaux et travail sur les arrangements de cet album occupent la saison 2002/2003. De nouveaux morceaux sont amenés pour l'album, dont certains sont intégrés aussitôt dans le répertoire scénique.

Les premiers enregistrements rythmiques ont lieu à l'automne 2003, suivis au printemps 2004 des prises de bombardes. Une session d'enregistrement de rythmique complémentaire est effectuée à l'automne 2004, suivie peu après des prises de bombardes correspondantes. En hiver 2005, c'est au tour des enregistrements de flûtes, puis du travail complémentaire sur les guitares, claviers et autres finesses rajoutées au fur et à mesure. Les prises de flûtes sont complétées durant l'été 2005.

De justesse, car Grégoire part vivre en Irlande en octobre 2005. Il est alors remplacé par Philippe Carré, flûtiste breton qui officie également dans Kazdall, et dans une formation "légère" à Saint-Nazaire. Il apporte au groupe un fort enracinement traditionnel, ce qui correspond tout à fait au travail réalisé sur l'album.

Parallèlement, le groupe recherche un violon. Après 10 ans, l'envie se fait pressante de faire évoluer le répertoire et de tester de nouveaux arrangements. Il a même été question de se passer de flûte, mais le jeu excellent de Philippe a sû nous convaincre de le garder ! En février 2006, Lou Richardet nous rejoint. Jeune altiste de formation classique, elle a eu l'occasion de jouer en Irlande et connaît bien les festou-noz qu'elle écumait enfant en compagnie de ses parents. Après un test concluant sur scène pour la Saint Patrick - quelques semaines seulement après son arrivée - elle intègre définitivement le groupe.

Frédéric Pierre, notre ingénieur du son, étant très pris à l'automne 2005 le travail sur l'album avance peu. Le jeu du groupe ayant pas mal évolué durant ces 3 ans de travail, Stéphane profite de ce délais pour refaire une bonne partie de ses guitares. Enfin, en mars 2006, les derniers instruments additionnels sont enregistrés.

En février 2006, Nicolas nous annonce son départ du groupe pour des raisons professionnelles : ses autres engagements lui prennent tout son temps, et il ne peut plus s'investir dans le travail de Kroazhent.
La recherche d'un batteur est alors difficile, car nous souhaitons quelqu'un capable d'apprendre le répertoire très rapidement, afin d'être efficace pour la sortie de l'album.
Finalement, Loïc Vally rejoint le groupe en juin 2006. Batteur rock (voir même metal) d'origine bretonne, il est très motivé par le travail sur les rythmiques de danse établies par Nicolas, afin d'approfondir ses racines culturelles. En quelques répétitions, il réussit à intégrer une bonne partie du répertoire actuel. Ses rythmiques tribales sur un nouveau morceau achèvent de nous convaincre : il est le batteur dont nous avons besoin pour parfaire les nouvelles orientations musicales.

Parallèlement, le mixage de l'album s'effectue au cours du printemps. Après plusieurs séances, le groupe et Fred Pierre tombent d'accord sur un mixage satisfaisant en juin 2006. Contact est pris avec un distributeur potentiel : l'album sortira en septembre 2006.
La fin d'un travail qui se révéla beaucoup plus long et difficile que prévu, pour se terminer dans une année de profonds bouleversements. Mais l'expérience acquise par ce travail permet au groupe d'aborder ces changements de manière très sereine, et décuple même l'envie de jouer et de travailler !

Kroazhent 3, un groupe en pleine forme

Un album dont le groupe est fier, une formation renouvelée à moitié et de nombreux projets en tête, Kroazhent aborde cette nouvelle phase de sa vie avec une énorme motivation. Le meilleur est maintenant à construire.

 

Ce site est réalisé par L'association : "De Bretagne et d'ailleurs"
Retour en haut de page